Le difficile confinement malgache


la population malgache dans les rues de Madagascar

Après le soutien, reçu la semaine dernière, des enfants et enseignants de Madagascar, les choses ont bien changé pour eux. Le Covid19 frappe à présent la Grande île. 37 cas ont été détectés à ce jour.

Le président Andry Rajoelina a décrété l’état d’urgence sanitaire dès l’apparition des premiers cas issus de personnes arrivant de l’étranger. Une véritable course contre la montre est engagée. Si cette maladie touche les quartiers pauvres de la capitale, le virus risque de se répandre comme une trainée de poudre. La misère et la promiscuité sont des facteurs favorables à la diffusion d'une épidémie. Les autorités en ont conscience et tentent de multiplier les pare-feux mais il est très difficile de faire respecter le confinement dans les milieux populaires privés du minimum vital.

Les familles des enfants qui fréquentent l’école Règne vivent dans ces quartiers défavorisés. Ils vivent souvent à 5 ou 6 dans une seule pièce ne dépassant pas 12m2, sans eau et sans électricité. Ces familles ne disposent évidement d’aucune épargne. Les parents sont souvent tâcherons et sont payés au jour le jour. Ils continuent donc leurs activités pour pouvoir se nourrir chaque jour. Bien sûr, il n’est pas question ici de chômage partiel, d’achat de masques ou de gels hydro-alcooliques, encore moins de services de réanimation performants…


Le personnel enseignant nous a demandé de continuer à verser notre participation à leur salaire, ce que nous allons faire évidement. Nous allons même prendre en charge 100% des salaires pendant toute la durée du confinement. En effet, les parents ne pourront payer les frais d’écolage et l’école ne sera donc pas en mesure de payer la part de rémunération des professeurs qui lui incombe.


A notre tour, nous envoyons tous vos messages de soutien et d’encouragement aux enfants, familles et enseignants.