Femmes malgaches portant des seaux sur leur tête

POURQUOI MADAGASCAR ?

Plus d'un million d'enfants ne sont pas scolarisés

UN PAYS RICHE EXTREMEMENT PAUVRE

Madagascar est une île presque aussi grande que la France, qui attire chaque année près de 375 000 touristes. Les raisons de venir découvrir ce riche territoire sont nombreuses : plages paradisiaques, hauts plateaux, végétation luxuriante, animaux endémiques étonnants et un peuple très accueillant. Madagascar n’est pas uniquement ce pays de carte postale. C’est aussi en dépit de grandes richesses naturelles, un des pays les plus pauvres au monde où 75% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté. La situation économique et sociale affecte largement l’aide au secteur public, limitant l’accès aux services de santé et à l’éducation. Dans ce contexte, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans reste élevé.

Le système éducatif malgache, et particulièrement le cycle primaire souffre de nombreuses insuffisances et dysfonctionnements : manque d’équipements, d’enseignants et de formation des enseignants. Le taux de réussite aux examens est très bas et la déscolarisation très élevée.

Les familles les plus en difficulté ne peuvent payer les frais de scolarité. Ne pouvant regagner les bancs de l’école, de nombreux jeunes malgaches sont contraints de mendier ou d’occuper de petits boulots pour compléter le salaire des parents.

MOINS DE 2 EUROS PAR JOUR

Selon les estimations relayées par la Banque Mondiale, 75 % de la population vit toujours sous le seuil international de pauvreté de 2 dollars par jour. Un enfant sur deux est atteint de malnutrition chronique.

Le niveau de vie des malgaches reste très bas, avec notamment un taux d’accès à l’électricité de 13 % seulement. Le revenu national brut par habitant s’élevait à 520 USD en 2019, ce qui est 80 fois moins qu'en France où il était de 42 450 USD.

condition de vie et pauvreté à Madagascar

1 ENFANT SUR 3 QUITTE L'ECOLE AVANT 11 ANS

Beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. L’Etat malgache ne dispose pas des ressources suffisantes pour assurer la formation, le paiement des enseignants et la scolarité gratuite des enfants.

25% des enfants de 7 à 14 ans ne fréquenteront jamais les bancs de l'école. Seul 1 enfant sur 3 achève son cycle primaire et à peine 3 enfants sur 10 arrivent à terminer un cycle scolaire complet.

Portrait d'un enfant

AMBOHIDRAPETO

L’école Règne que soutient JIAE se situe à Ambohidrapeto (banlieue d’Antananarivo la capitale malgache). La commune est peuplée de familles issues d’un exode rural récent et très important. La population y a été multipliée par 3 en 10 ans. Cette pression migratoire pèse lourdement sur les services publics et de nombreux enfants ne peuvent accéder à l’école publique. On compte dans cette zone 10 écoles publiques saturées et 40 écoles privées.  

Plus d’un foyer sur deux est confronté à des problèmes de chômage, d’alcoolisme ou de violence. Certains enfants sont orphelins ou ont été abandonnés et sont élevés par leurs grands-parents, leurs oncles, tantes ou grandes sœurs. 

AMBOHIDRAPETO signifie « Colline de Rapeto ». D’après la légende, le géant Rapeto aurait posé un pied sur cette colline marquant ainsi le territoire de son empreinte. Cette légende est à l'origine du nom de la future école que projette de construire JIAE : L'ECOLE DES PETITS GEANTS